Conférence : Autisme et interventions précoces
En ouverture, Jean-François Egron, Vice-Président du Département, a rappelé l’implication forte de la Gironde en faveur du handicap et a porté un message clé : le handicap est l’affaire de tous, donc penser des environnements inclusifs, c’est renforcer le vivre-ensemble.
Michel KEISLER, Directeur Général de l’APAJH Gironde, a ensuite réaffirmé l’engagement constant de l’association dans le champ de l’autisme et de l’intervention précoce.
Bénédicte Motte, Directrice de la délégation Gironde de l’ARS Nouvelle-Aquitaine a présenté les grandes orientations nationales et leur déclinaison sur le département, mettant en lumière la diversité des dispositifs existants.
Audrey Chanu, Directrice de la MDPH Gironde, a détaillé les efforts engagés pour améliorer la réactivité des parcours, notamment dans le traitement des dossiers.
Claire Degenne, Directrice Autisme et Troubles Neurodéveloppementaux de l’APAJH Gironde, a rappelé les recommandations récentes de la Haute Autorité de Santé : former l’ensemble des professionnels de la petite enfance est notamment l’un des leviers essentiels pour repérer précocement et orienter les enfants présentant des signes de Trouble du Spectre de l’Autisme-TSA-.
L’un des temps fort de la matinée est l’intervention de Bernadette Rogé, Professeure émérite de l’Université de Toulouse Jean-Jaurès, psychologue, qui a éclairé les enjeux du diagnostic précoce. Les avancées scientifiques des 20 dernières années sont majeures : elles permettent aujourd’hui d’identifier plus tôt et d’intervenir plus efficacement.
Lors de la table ronde, trois mamans ont partagé leurs parcours. Toutes ont souligné l’impact déterminant de l’accompagnement précoce, tant pour leur enfant que pour la famille. L’une d’elles résume avec justesse : « Ne pas laisser son enfant dans sa zone de confort, c’est lui permettre de progresser. »
L’après-midi, le Dr Toky RAJERISON, pédopsychiatre, est revenu sur la définition des TSA et leurs premiers signes. Il a insisté sur l’importance d’un diagnostic précoce, tout en rappelant ses limites ; d’où la nécessité de penser en termes de trajectoire développementale, avec des évaluations régulières et des interventions ajustées. Les retours de terrain ont illustré concrètement ces principes :
- Le SESSAD Les Tournesols (Marine Saboua, ergothérapeute ; Ilana Galtier, éducatrice de jeunes enfants) a insisté sur la coopération avec les professionnels de la petite enfance
- Le SESSAD Les Deux Rives -asso ARI- (Didier Gimel-Servan éducateur spécialisé ; Emilie Angibeaud, Psychologue) a présenté la mise en œuvre du modèle Denver
- L’UEMA d’Ambarès-et-Lagrave (Chloé Bathany, psychologue, Claire Marchand, monitrice éducatrice) a mis en avant la co-intervention avec les parents, illustrée par un témoignage inspirant d’une maman : Naila Mohamed.
- L’UEMA de l’ADAPEI (Anne-Lise Studer, Directrice école maternelle, Aude Giraud, éducatrice) a abordé les enjeux de la généralisation des apprentissages et de l’inclusion scolaire
En conclusion, Georges Dupon-Lahitte, Président de l’APAJH Gironde, a salué les progrès réalisés, tout en rappelant les défis à poursuivre collectivement.
Merci aux partenaires mobilisés : Département de la Gironde, ARS Nouvelle-Aquitaine – Agence régionale de Santé, le Centre Ressources Autisme Aquitaine-CRA et le SOUND Centre d’excellence des TND.







